En mai 2019, Jean Delisle a peint le Moulin Riverin sur place : une huile de 11 x 14 po sur panneau, commencée au beau soleil et finie sous un ciel gris, dans la bruine de la grosse chute d’à côté. Sans thinner, avec faim et soif. Son récit, mot pour mot.
« C’est pas toujours facile. »



« Début de la peinture au beau soleil, fini la peinture avec un ciel gris et température très frisquet. La méga chute à côté m’envoyait de la bruine; donc eau et peinture à l’huile, c’est vraiment pas compatible. J’avais oublié mon thinner. Faim. Soif. »
« Bref, j’imaginais tous ces peintres qui étaient dehors en 1900 en train de peindre dans le gros bois! Je leur lève mon chapeau! »
« Ce genre de set-up me pousse vraiment à l’essentiel et teste les limites du : je sacre mon camp ou je la finis? Je pulvérise le doute et le flafla. Je me fous du détail et deviens quasi naïf, et j’aime ça. »
« Finalement, j’ai ça dans mon salon et je me dis : yeah! Quel souvenir. Et la prochaine fois, tu peux-tu te trimmer comme du monde, Jean. »
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